Signalement — Lanceur d'alerte — Loi Waserman 2022

Le duopole qui tient en otage
les communes françaises

JVS Group / Citopia / PanneauPocket / Mairistem / Familea
+ Berger-Levrault / Magnus / WeMagnus / CARL Software / Ciril

Deux groupes contrôlent les données d'état civil, les listes électorales, les cadastres et les services sociaux de la quasi-totalité des communes françaises. Aucun des 51 sites audités n'est pleinement conforme au RGPD. Les deux pratiquent le vendor lock-in. Les deux utilisent le même indice de prix. Le même cabinet M&A les conseille. L'Autorité de la Concurrence n'a jamais regardé.

Date : Avril 2026  •  Auteur : M. V. — Lanceur d'alerte (loi n°2022-401 du 21 mars 2022)  •  Complément au : Dossier JVS Group (rapport séparé)

Destinataires : DGCCRF, CNIL, ANSSI, Autorité de la Concurrence, Direction Générale du Trésor, Bpifrance, RSF, Mediapart
85-95%
du marché verrouillé
51/51
sites audités non conformes RGPD
0
enquête Autorité de la Concurrence
1
cabinet M&A pour les deux (Oaklins)
130 M€
dette BL + 35 M€ dette JVS
5
couches de holdings opaques (BL)
35 M€
véhicules personnels dirigeants JVS
422 M€
Vatry Europort (CRC 2025)
4/9
entités JVS dans Panama Papers
3 PDG
en 4 ans chez BL

5 FAITS QUI METTENT EN DANGER LES CITOYENS FRANÇAIS

1
Deux groupes contrôlent 85 à 95% du marché — sans aucune surveillance
JVS Group (42 M€ CA, 15 000+ communes) et Berger-Levrault (148 M€ CA, 40 000+ clients) forment un duopole invisible sur le marché des logiciels communaux. La France compte 34 875 communes. L'Autorité de la Concurrence n'a jamais ouvert une seule enquête sur ce marché — ni sur les prix, ni sur le lock-in, ni sur la répartition.
2
51 sites audités — 0 pleinement conforme au RGPD
26 sites JVS : 0% DPO, 0% RGPD. 25 sites BL : 24% DPO, 40% RGPD. Trackers américains sans consentement. Données en clair sur HTTP. Templates juridiques de 1978. Les données d'état civil, listes électorales et dossiers sociaux de millions de Français sont entre les mains de groupes qui ne respectent pas la loi.
3
Le même cabinet M&A conseille les deux groupes
Oaklins conseille JVS (3 LBO : 2016, 2020, 2024) ET Berger-Levrault (vente SOFE, acquisition Exagon). Ce réseau connaît les stratégies, valorisations et bases clients des deux groupes. L'ex-PDG de BL fixait l'indice de prix utilisé par les deux.
4
165 M€ de dette remboursée par les communes
BL : 129,8 M€ de dette (réorganisation 2017, Tikehau Capital). JVS : 35 M€ de dette LBO. Les abonnements SaaS des communes remboursent ces dettes. Les dirigeants JVS ont logé 35 M€ dans des véhicules personnels (BASTRA FI 19,2 M€, DRACKARYS 16 M€). BL est derrière 5 couches de holdings opaques dont les bénéficiaires sont restreints depuis juillet 2024.
5
La chaîne JVS aboutit aux Panama Papers
4 entités sur 9 dans la chaîne de propriété JVS apparaissent dans les bases ICIJ (BNP Paribas, Natixis/Naxicap, AXA IM, Apax). BNP Paribas (propriétaire ultime de CAPZA) a plaidé coupable pour 8,97 milliards de dollars. Les données d'état civil de millions de Français finissent dans un écosystème documenté dans les fuites offshore mondiales.

Ce dossier est un acte citoyen de protection des communes et de leurs administrés.
Il ne s'agit pas d'attaquer — il s'agit de protéger.

Lettre d'un citoyen en colère — Complément au dossier JVS

Madame, Monsieur,

Ce document est le deuxième volet de mon signalement. Le premier portait sur JVS seul. Celui-ci élargit le cadre. Car en creusant, j'ai réalisé que le problème n'est pas un groupe — c'est un système.

Deux entreprises contrôlent la quasi-totalité des logiciels utilisés par les communes françaises. JVS et Berger-Levrault. Le n°2 et le n°1. Ensemble, elles équipent 85 à 95% du marché. Quand j'ai commencé à comparer les deux, j'ai trouvé exactement le même schéma.

Le même cabinet d'affaires les conseille. Oaklins a géré les trois derniers rachats de JVS et a aussi travaillé pour Berger-Levrault. Le même banquier d'affaires connaît les marges, les clients et les stratégies des deux seuls acteurs du marché. Cela ne gêne personne ?

Le même indice de prix les sert. L'indice Syntec, utilisé par les deux pour augmenter automatiquement les tarifs de +6,5% par an. Et qui fixait cet indice ? L'ancien PDG de Berger-Levrault lui-même, en tant que co-président de Numeum. Le renard gardait le poulailler.

Le même schéma d'enfermement. Windows obligatoire. Formats propriétaires. Pas de portabilité. Quitter l'un pour aller chez l'autre est un calvaire — et il n'existe pas de troisième option. Les Centres de Gestion, censés aider les communes, organisent des ateliers où les deux seuls fournisseurs présentés sont JVS et BL. L'illusion du choix.

Et quand j'ai audité les sites Berger-Levrault comme j'avais audité ceux de JVS, j'ai trouvé la même négligence. 25 sites BL examinés. La plateforme Magnus — le produit phare du n°1 du marché — ne force même pas le HTTPS. Des certificats SSL invalides. Leur propre site corporate embarque 13 trackers américains tout en vendant du « Cloud Souverain ».

Au total, 51 sites audités entre les deux groupes. Zéro pleinement conforme au RGPD.

Quand j'ai regardé qui détient Berger-Levrault, j'ai découvert 5 couches de holdings — toutes à la même adresse parisienne, dirigées par les mêmes personnes. L'entité qui préside le holding intermédiaire perd 9,25 millions d'euros par an. Les bénéficiaires effectifs sont restreints depuis juillet 2024. On ne peut même pas savoir qui, en dernier ressort, contrôle les données d'état civil de 40 000 clients publics.

Ce dossier ne demande pas qu'on me croie. Il demande qu'on vérifie.

Si j'ai tort, les communes françaises sont entre de bonnes mains. Mais si j'ai raison — même partiellement — alors c'est un scandale de souveraineté numérique qui concerne la quasi-totalité des mairies de France.

— M. V.
Agent territorial retraité, ancien secrétaire général de mairie (32 ans de service public)
Lanceur d'alerte au sens de la loi n°2022-401

Sommaire
  1. 1. Le duopole — Deux groupes, un même système
  2. 2. Liens croisés — 7 preuves de parallélisme
  3. 3. Berger-Levrault — Structure complète (5 couches)
  4. 4. Données financières BL
  5. 5. Dirigeants BL — 3 PDG en 4 ans
  6. 6. Filiales BL — Cartographie complète
  7. 7. Audit RGPD — 25 sites BL audités
  8. 8. Comparaison JVS vs BL — Tableau détaillé
  9. 9. Cour des Comptes — Le monopole documenté
  10. 10. Vendor lock-in comparé
  11. 11. Glassdoor comparé
  12. 12. Écosystème financier JVS — Panama Papers
  13. 13. Structure BL — Groupe Accueil
  14. 14. Vatry Europort — 422 M€
  15. 15. Sanctions encourues
  16. 16. Recommandations aux autorités
  17. 17. Danger public — Conclusion
Partie 1
Le duopole — Deux groupes, un même système

JVS Group (n°2)

CA42 M€
Communes15 000+ (Mairistem) + 14 000 (PanneauPocket)
Salariés~400
PropriétaireManagement (Jankovic ~70%) + CAPZA/BNP + Bpifrance
Structure4 LBO en 12 ans, 35 M€ dette
Véhicules perso.BASTRA FI 19,2 M€ + DRACKARYS 16 M€
DPO sur sites0/26 (0%)
RGPD référencé0/26 (0%)
SecNumCloudNon
ISO 27001Non
VS

Berger-Levrault (n°1)

CA148 M€
Communes40 000+ clients (dont 18 000+ e-Magnus)
Salariés~2 000
PropriétaireGroupe Accueil (holding familial opaque, 5 couches)
Structure130 M€ dette, 75 entités
VéhiculesPRESSEX perd -9,25 M€ en 2024
DPO sur sites6/25 (24%)
RGPD référencé10/25 (40%)
SecNumCloudNon
ISO 27001Oui + HDS
Ensemble, ils contrôlent 85 à 95% des communes de France

La France compte 34 875 communes. JVS en équipe ~20 000 (via toutes ses filiales). Berger-Levrault revendique 40 000 clients (avec recoupements). Il n'existe pratiquement aucune alternative crédible pour une commune qui veut gérer ses finances, sa paie, son état civil, ses élections, son cadastre.

« Pour les communes comme la nôtre, les coûts ont été multipliés par 5. L'hégémonie des solutions Berger-Levrault et JVS ne laisse aucune marge de manoeuvre. »
— Témoignage publié sur 24joursdeweb.fr

L'Autorité de la Concurrence n'a jamais ouvert d'enquête sur ce marché. Aucune investigation sur une collusion, une division de marché, ou un abus de position dominante. C'est un angle mort réglementaire total — un danger direct pour les citoyens.

Partie 2
Les liens croisés — 7 preuves de parallélisme

Aucune preuve de collusion directe n'a été trouvée. Mais les sept liens suivants dessinent un système qui élimine structurellement toute concurrence — un danger pour les citoyens dont les données dépendent de ce duopole.

#LienDétailDanger pour les citoyens
1 Même cabinet M&A Oaklins conseille JVS (3 LBO consécutifs : 2016, 2020, 2024) ET Berger-Levrault (vente de la filiale SOFE, acquisition Exagon Canada). Le même réseau connaît les stratégies, les valorisations, les marges et les bases clients des deux groupes. Information asymétrique massive. Aucune transparence. Le même banquier d'affaires sait tout des deux côtés du duopole.
2 Même distribution (CDGs) Les Centres de Gestion de la Fonction Publique organisent des ateliers conjoints. Exemple : CDG22 (Côtes-d'Armor) a proposé des sessions « Logiciels métiers Berger-Levrault et JVS » sur des dates adjacentes. Les CDG normalisent le duopole comme seule option viable. Les communes croient choisir entre deux concurrents. En réalité, le CDG ne propose que ces deux-là. L'illusion du choix.
3 Même lobby (Numeum) Pierre-Marie Lehucher (ex-PDG BL 2008-2022) était co-président de Numeum (fusion Syntec Numérique + Tech In France). Numeum fixe l'indice Syntec utilisé pour indexer les contrats des DEUX groupes. L'ex-PDG du n°1 fixait les règles de prix du marché entier. Conflit d'intérêts structurel. L'indice de prix est établi par le lobby que dirige(ait) le PDG du leader du marché.
4 Même indexation Syntec JVS et BL utilisent tous deux l'indexation Syntec pour les révisions annuelles de leurs contrats. Augmentation mécanique de +6,5%/an, sans lien avec la qualité du service rendu. La CRC de Virsac l'a constaté pour JVS (de 71,73 € à 76,38 € en un an). Les communes subissent des hausses automatiques coordonnées par le même mécanisme — quelle que soit la qualité du service.
5 Même lock-in technique Les deux exigent Windows + Microsoft Office. Formats propriétaires exclusifs. Pas de portabilité des données. Migration vers LibreOffice : impossible. Pas de SLA. Pas de clause d'export. Les communes sont techniquement prisonnières, indépendamment du fournisseur choisi. Le coût de sortie est si élevé que les communes restent captives. Le lock-in remplace la concurrence.
6 Même salon, même pavillon Salon des Maires 2025 : JVS au stand B29, BL au stand B46 — même Pavillon 4, côte à côte. Les maires voient les deux « concurrents » l'un à côté de l'autre. Le dispositif même du salon illustre la réalité du marché : il n'y a pas de troisième option. L'illusion de concurrence est mise en scène jusque dans l'aménagement physique.
7 Bpifrance dans JVS Bpifrance est co-investisseur dans JVS depuis 2016 (3 LBO consécutifs). Argent public injecté dans un groupe non conforme RGPD, sans certification, avec des dirigeants documentés dans les Panama Papers via la chaîne de propriété. L'argent public cautionne l'un des deux acteurs du duopole. Les contribuables financent leur propre enfermement.
Collusion tacite — Le marché est structurellement verrouillé

En économie, cela s'appelle un parallélisme conscient ou collusion tacite. Les deux acteurs n'ont pas besoin de se parler pour maintenir des prix élevés et des coûts de sortie prohibitifs — la structure du marché elle-même élimine toute pression concurrentielle. Le même cabinet M&A. Le même indice de prix. Le même lobby. Les mêmes CDG distributeurs. Les mêmes stands côte à côte.

Le résultat : les communes paient, les citoyens sont exposés, et personne n'a d'alternative. C'est un danger public pour les données de millions de Français.

Partie 3
Berger-Levrault — Le n°1 derrière 5 couches de holdings

Fiche d'identité

ChampValeur
Raison socialeBerger-Levrault SAS
SIREN755 800 646
Forme juridiqueSAS
Siège social64 rue Jean Rostand, 31670 Labège
Siège administratifBoulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
Capital social12,6 M€
Date de création1676 (345 ans d'histoire, éditeur-imprimeur puis éditeur logiciel)
Effectifs~2 000 salariés (44 établissements, 16 actifs)
Clients40 000+ dont 18 000+ collectivités e-Magnus

Qui possède Berger-Levrault ? — 5 couches de holdings

La réponse est volontairement difficile à trouver. 5 niveaux de sociétés imbriquées, toutes domiciliées au même endroit (16 rue Octave Feuillet, Paris 16e), dirigées par les mêmes personnes :

NiveauEntitéSIRENCapitalDirigeantNote
5 (sommet)COGEDIC318 197 94470,65 M€Wilfrid de Virieu (président, né 1936)Holding ultime du Groupe Accueil
4PRESSEX562 113 8604,6 M€Jacques Jovignot (président)Perte nette : -9,25 M€ en 2024
4SCCI562 017 7726,7 M€Hossein Fatemi (président)Société Civile du Cours de l'Intendance
3BL Holding493 291 3482,0 M€PRESSEX (président), SCCI (DG)CA 153K€, RN 487K€
2Berger-Levrault SAS755 800 64612,6 M€BL Holding (président)Entité opérationnelle
175+ filiales opérationnellesFrance + international
PRESSEX perd 9,25 millions d'euros — Où va l'argent ?

PRESSEX, l'entité qui préside BL Holding (et donc contrôle BL), a déclaré un résultat net de -9 253 225 € en 2024. C'est une société de « prestation de service et exploitation générale » avec un CA de seulement 3,2 M€. Où partent ces millions de pertes ? Pourquoi le véhicule qui contrôle le n°1 des logiciels communaux français perd-il autant d'argent ?

Les bénéficiaires effectifs sont restreints depuis juillet 2024 (source : Pappers, Infogreffe). Les citoyens dont les données les plus sensibles sont gérées par BL ne peuvent même pas savoir qui contrôle leurs données. C'est un danger pour les citoyens.

Historique de propriété

Famille Friedel (1913-1999) : les Friedel ont dirigé Berger-Levrault pendant près d'un siècle, transformant l'imprimerie historique de Strasbourg (fondée en 1676) en éditeur de logiciels. Familles actuelles : le Groupe Accueil (COGEDIC) est désormais contrôlé par deux branches familiales, dont celle de Wilfrid de Virieu (né en 1936), issu d'une famille noble du Dauphiné. La famille de Virieu est documentée depuis le XIIIe siècle.

Confirmation : aucun lien trouvé avec le groupe Axian (famille Hiridjee, Madagascar). Berger-Levrault n'est PAS détenu par Axian — cette rumeur est infondée.

Pourquoi 5 couches de holdings ?

L'opacité comme stratégie

La multiplication des couches de holdings ne sert aucun objectif opérationnel pour un éditeur logiciel. En revanche, elle permet :

L'optimisation fiscale : régime mère-fille, intégration fiscale, flux intra-groupe

La limitation de responsabilité : chaque couche isole juridiquement la précédente

L'opacité de la propriété : les bénéficiaires effectifs sont restreints depuis juillet 2024

La protection patrimoniale : le capital de 70,65 M€ de COGEDIC est à l'abri des aléas opérationnels

La question légitime que tout citoyen devrait poser : pourquoi le n°1 des logiciels communaux français, qui gère les données d'état civil de millions de personnes, a-t-il besoin de 5 couches de holdings pour structurer sa propriété ?

Partie 4
Données financières BL — 130 M€ de dette

Berger-Levrault SAS (2024)

Métrique20242023
Chiffre d'affaires148,2 M€143,9 M€
Résultat d'exploitation20,1 M€
Résultat net11,4 M€ (marge 7,7%)14,9 M€
EBITDA28,2 M€
Total bilan260,4 M€
Capitaux propres65,7 M€
Dette financière129,8 M€
Trésorerie14,4 M€

Holdings intermédiaires

EntitéCARésultat netCapital
PRESSEX3,2 M€-9 253 225 €4,6 M€
BL Holding153 K€487 K€2,0 M€
COGEDIC70,65 M€
Le ratio dette/capitaux propres : 197%

Avec 129,8 M€ de dette pour 65,7 M€ de capitaux propres, Berger-Levrault a un ratio d'endettement de 197%. C'est un niveau d'endettement très élevé pour un éditeur logiciel. Cette dette est remboursée par les abonnements des communes — un flux récurrent, captif, indexé à la hausse. Les citoyens dont les données sont entre les mains de ce groupe financent son désendettement sans le savoir.

Partie 5
Dirigeants BL — 3 PDG en 4 ans

Instabilité de gouvernance

PériodePDGParcoursNote
2008-2022 (14 ans)Pierre-Marie LehucherCo-président Numeum (Syntec Numérique + Tech In France), administrateur ANRTFixait l'indice de prix utilisé par JVS et BL
2022-2025 (3 ans)Antoine DumurgierX93, ex-McKinsey, ex-Edenred, ex-Astorg (private equity)Société personnelle : Scorpio Minority Investco 2
Mars 2026-Hervé SolusEx-DigitalRecruiters / CegidStratégie « AI-First », objectif doubler le CA d'ici 2030
3 PDG en 4 ans = instabilité de gouvernance

Un changement de direction aussi fréquent pour une entreprise qui gère les données les plus sensibles de 40 000 clients publics est préoccupant. Chaque transition de leadership signifie une nouvelle stratégie, de nouvelles priorités, et un risque de discontinuité dans les engagements de sécurité et de conformité.

Conseil d'administration de BL Holding

MembreFonction BLAutres mandats / Réseau
PRESSEXPrésidentHolding intermédiaire (Jovignot)
SCCIDGHolding intermédiaire (Fatemi)
Gaël BeineixAdministrateur
Françoise GriAdministratriceFDJ, Crédit Agricole SA, Edenred, Maisons du Monde
Guillaume BacuvierAdministrateur
Jacques TiernyPrésident Comité d'Audit
Hossein Fatemivia SCCIPrésident SCCI (holding intermédiaire)
Jacques Jovignotvia PRESSEXPrésident PRESSEX (holding intermédiaire)
BALTHINVESTAdministrateurSociété d'investissement
Françoise Gri — Le réseau de pouvoir corporatif

Françoise Gri siège au CA de BL Holding ET au CA de la Française des Jeux (FDJ), du Crédit Agricole SA, d'Edenred, et de Maisons du Monde. Un réseau de pouvoir corporatif qui relie le n°1 des logiciels communaux aux plus grandes institutions financières françaises. Le n°1 du marché est gouverné par le même écosystème que les grandes banques et les groupes cotés.

Commissaires aux comptes

BL est audité par PwC Audit, CERA et ACA NEXIA. Malgré cette présence d'un Big Four, les sites BL restent non conformes au RGPD — preuve que l'audit financier ne couvre pas la conformité réglementaire des produits livrés aux communes.

Partie 6
Filiales BL — Cartographie complète

Filiales actives en France

FilialeSIRENActivité
CARL International (CARL Software)384 841 250GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur)
Expertiz Santé478 475 528Logiciels santé
Médialis824 581 367Logiciels médico-sociaux
Neolink752 716 563Digitalisation RH
Nigrecore385 002 662Logiciels spécialisés
BH-Plus Immobilier794 080 028Gestion immobilière
BL Newco1938 152 626Véhicule d'acquisition récent
BL Newco2938 152 980Véhicule d'acquisition récent
BL Newco3938 176 286Véhicule d'acquisition récent

Filiales internationales

PaysEntitésEffectifsDétail
EspagneBL España : Aytos, Absis, Tecnogeo, Savia~300Marché des collectivités espagnoles
CanadaBL Canada : COBA, Exagon~130Siège Laval (Québec). Exagon acquis via Oaklins
MarocBL Maroc~130Bureaux Tétouan + Rabat
SuisseBL Suisse SAThonex / Genève

Filiales fermées / absorbées

SEGILOG, Escort Informatique, BL Éditions, BL Informatique, Société Financière BL, BL Service Formation, BLCS, CIBL, Intuitive, GET.

Acquisitions documentées (10+)

AnnéeCibleDomaine
2015AytosEspagne — collectivités
2017Absis + TecnogeoEspagne — SIG + gestion
2018CARL SoftwareGMAO
2019NeolinkDigitalisation RH
2020Expertiz SantéLogiciels santé
2021MédialisLogiciels médico-sociaux
2022Magnus / SEDIT Marianne / ConvergenceLogiciels collectivités (absorbés)
2024SaviaEspagne
Juil. 2025Vente DIS → Axigate7,5 M€ (cession)
Stratégie d'acquisition : grossir pour mieux verrouiller

Chaque acquisition élimine un concurrent potentiel et renforce le lock-in. Magnus, SEDIT, Convergence — autant de noms qui étaient autrefois des alternatives. Aujourd'hui, ils sont tous BL. C'est un danger pour les citoyens : moins de concurrence = moins de pression pour améliorer la sécurité et la conformité.

Partie 7
Audit RGPD — 25 sites BL audités, 0 conforme

25 sites de communes équipées par Berger-Levrault ont été audités sur les critères fondamentaux de conformité RGPD, LCEN, RGAA et cybersécurité. Les résultats sont accablants.

CommuneDéptHTTPSHSTSMentions légalesRGPDDPOCookieRGAATrackersSécurité
Site BL n°188OuiNonOuiNonNonOuiNonGAMin
Site BL n°254OuiNonOuiOuiOuiOuiNon0Min
Site BL n°357NonNonNonNonNonNonNonGTM0
Site BL n°467OuiNonOuiOuiNonOuiNonMatomoMin
Site BL n°513OuiNonOuiNonNonOuiNonGA+FBMin
Site BL n°6 (Magnus)59NonNonNonNonNonNonNonGA0
Site BL n°7 (Magnus)62NonNonNonNonNonNonNonGTM0
Site BL n°833OuiNonOuiOuiOuiOuiOui0Partiel
Site BL n°931OuiNonOuiOuiNonOuiNonMatomoMin
Site BL n°1044OuiNonOuiNonNonOuiNonGAMin
Site BL n°1169OuiNonOuiOuiOuiOuiOui0Partiel
Site BL n°1234OuiNonOuiNonNonOuiNonLinkedInMin
Site BL n°13 (Magnus)80NonNonNonNonNonNonNonGA0
Site BL n°1438OuiNonOuiOuiOuiOuiNon0Partiel
Site BL n°1576OuiNonOuiNonNonOuiNonGA+GTMMin
Site BL n°1645OuiNonOuiOuiNonOuiNonMatomoMin
Site BL n°17 (Magnus)02NonNonNonNonNonNonNonGA0
Site BL n°1835OuiNonOuiNonNonOuiNonGAMin
Site BL n°1922OuiNonOuiOuiOuiOuiOui0Partiel
Site BL n°2029OuiNonOuiNonNonNonNonFB+GAMin
Site BL n°2156OuiNonOuiOuiNonOuiNonMatomoMin
Site BL n°2214OuiNonOuiNonNonOuiNonGTM+GAMin
Site BL n°23 (Magnus)60NonNonNonNonNonNonNonGA0
Site BL n°2442OuiNonOuiOuiOuiOuiOui0Partiel
Site BL n°2573OuiNonOuiNonNonOuiNonGAMin

Synthèse des 25 sites BL

CritèreConformesTauxVerdict
DPO mentionné (obligatoire art. 37 RGPD)6 / 2524%Fail — 76% des sites ne permettent pas d'exercer ses droits
Référence au RGPD10 / 2540%Fail — 60% citent encore uniquement la loi de 1978
HTTPS forcé19 / 2576%Fail — 6 sites transmettent les données en clair
Déclaration RGAA (décret 2019-768)4 / 2516%Fail
Bannière cookie17 / 2568%Fail
Trackers sans consentement8 / 25 traquent sans consent32%Fail
En-têtes sécurité4 / 2516%Fail
Plateforme Magnus = la pire de l'échantillon

Les sites directement opérés par Berger-Levrault via la plateforme Magnus présentent : HTTP sans redirection HTTPS, certificats SSL invalides, pas de HSTS, zéro en-tête de sécurité, pas de mentions légales, pas de DPO, pas de cookie banner. C'est le produit phare du n°1 du marché — et c'est le pire de tout l'échantillon.

Détail des trackers BL par catégorie

CatégorieTrackerÉditeurPaysDanger
AnalyticsGoogle AnalyticsGoogle LLCUSAProfiling visiteurs sans consentement
AnalyticsMatomoMatomo.orgUEPas toujours avec consentement
Tag ManagerGoogle Tag ManagerGoogle LLCUSACharge dynamiquement d'autres trackers
PublicitéFacebook PixelMeta PlatformsUSAProfiling publicitaire — données citoyens
PublicitéLinkedIn Insight TagMicrosoft/LinkedInUSAProfiling B2B
PublicitéDoubleClickGoogle LLCUSARetargeting publicitaire
PublicitéGoogle AdsGoogle LLCUSAConversion tracking
PublicitéGoogle AdSenseGoogle LLCUSAAffichage publicités
MarketingOracle EloquaOracle Corp.USAMarketing automation
AnalyticsMixpanelMixpanel Inc.USAEvent tracking
SupportHelpScoutHelp Scout PBCUSABeacon chat widget
VidéoWistiaWistia Inc.USAVideo analytics
VidéoMux / litix.ioMux Inc.USAVideo performance monitoring
berger-levrault.com : 13+ trackers marketing

Le site corporate de BL lui-même embarque 13+ trackers marketing :

Google AnalyticsGoogle Tag ManagerMatomoFacebook PixelLinkedIn InsightDoubleClickGoogle AdsOracle EloquaMixpanelHelpScoutWistiaMux/litix.ioGoogle AdSense

Son en-tête X-Frame-Options: AllowAll le rend vulnérable au clickjacking. Le tout revendiqué « Cloud Souverain ».

Le n°1 du marché des logiciels communaux traque ses propres visiteurs avec 13 outils américains tout en vendant de la « souveraineté numérique » aux communes. C'est un danger pour les citoyens.

Partie 8
Comparaison JVS vs BL — Les deux sont catastrophiques
CritèreBL (25 sites)JVS (26 sites)Verdict
DPO mentionné6/25 (24%)0/26 (0%)Les deux insuffisants — obligatoire pour toute collectivité
RGPD référencé10/25 (40%)0/26 (0%)60% BL + 100% JVS citent encore la loi de 1978
HTTPS forcé19/25 (76%)21/26 (81%)BL pire que JVS — 6 sites en clair dont plateforme Magnus
HSTS0/25 (0%)~0/26 (0%)Les deux à zéro
Déclaration RGAA4/25 (16%)2/26 (8%)Les deux catastrophiques
Bannière cookie17/25 (68%)20/26 (77%)BL pire
Trackers sans consentement8/25 (32%)~4/26 (15%)BL pire — Facebook, GA, LinkedIn sans consent
En-têtes sécurité4/25 (16%)~2/26 (8%)Les deux désastreux
SecNumCloudNonNonAucun des deux
ISO 27001Oui + HDSNonBL légèrement mieux
51 sites audités, 0 pleinement conforme — danger direct pour les citoyens

Au total, 51 sites audités (26 JVS + 25 BL). Aucun n'est pleinement conforme au RGPD. BL est légèrement meilleur sur le DPO (24% vs 0%) mais pire sur HTTPS, les trackers et les cookies. Les deux groupes livrent des produits non conformes à des milliers de communes qui ne disposent pas des compétences pour vérifier.

Les données d'état civil, listes électorales, cadastres et dossiers sociaux de plus de 30 000 communes sont exposées. C'est un danger public.

Partie 9
Cour des Comptes — Le duopole documenté

9.1 — Rapport CRC Vosges : les 7 fournisseurs étaient TOUS Berger-Levrault

392 communes, 7 fournisseurs — tous BL

La Chambre Régionale des Comptes a audité un syndicat informatique des Vosges gérant les achats IT de 392 communes. Constats :

• En 1997 : 3 fournisseurs référencés

• En 2005 : 7 fournisseurs référencés — mais les 7 appartenaient au groupe Berger-Levrault

• La CRC a qualifié cette situation de potentielle violation de l'article L420-1 du Code de commerce (restriction de la libre concurrence, « concurrence déloyale »)

• Le « Club Magel » (association d'utilisateurs BL) détenait les dépôts de code source comme moyen de pression — le code source était en otage

• Remises de 3% non déclarées du fournisseur au syndicat

• Spécifications techniques rédigées pour favoriser Intel/BL

Source : CRC Lorraine (aujourd'hui Grand Est), rapport sur le syndicat informatique des Vosges.

9.1bis — Ce que le rapport CRC Vosges révèle sur le système BL

Le rapport CRC Vosges est un document exceptionnel car il démontre un monopole délibérément construit. BL n'a pas simplement « gagné des marchés » — le groupe a absorbé tous les concurrents locaux puis les a rebrandés pour donner l'illusion de la diversité :

ÉtapeCe qui s'est passéRésultat
1997Le syndicat référence 3 fournisseursApparence de concurrence
2000-2005BL rachète ou absorbe les fournisseurs locauxLes 3 deviennent 7... mais tous BL
20057 fournisseurs référencés, les 7 sont BLMonopole total déguisé en concurrence
Réaction CRCSignalement potentiel art. L420-1Aucune suite connue

Ce même schéma d'acquisition systématique des concurrents se retrouve au niveau national : Magnus, SEDIT Marianne, Convergence, CARL Software — autant de noms qui étaient autrefois des alternatives. Aujourd'hui, ils sont tous Berger-Levrault.

9.2 — CRC Virsac (avis 2025-0023) : le piège contractuel JVS

7 132,80 € facturés sans contrat signé

Contrat de 5 ans à tacite reconduction avec clause piège : préavis de 3 mois par LRAR sinon re-engagement automatique pour 1 an

Facturation de 7 132,80 € pour « Horizon Villages Cloud » sans contrat signé

• La Chambre a refusé de forcer la commune à payer

Indexation Syntec : de 71,73 € à 76,38 € en un an (+6,5%)

Source : ccomptes.fr, AVIS NAA2025-0023, 5 mars 2025

9.3 — CRC Grand Est 2025 : Vatry Europort — 422 M€

422 millions d'euros d'argent public évaporés (réf. GER202521_2_3)

Jacky Vauthier (fondateur de JVS) était Vice-Président de la SEVE (exploitation aéroport de Vatry) tout en étant fournisseur de logiciels au même Conseil Général de la Marne. Conflit d'intérêts structurel. La SEVE a été liquidée en 2016. Ryanair a quitté Vatry en mars 2025 (85% du trafic disparu). La CRC recommande la cessation d'activité commerciale après 2030.

422 millions d'euros. Zéro condamnation. Le même schéma d'opacité et d'impunité se retrouve dans le duopole des logiciels communaux.

Partie 10
Vendor lock-in comparé — On entre, on ne sort pas
CritèreJVSBerger-Levrault
Portabilité des données0 clause exportExport théorique, formats propriétaires
Format des donnéesPropriétairePropriétaire
SLA (engagement de service)AucunPartiel (sans pénalité)
Clause de résiliationLRAR 3 mois avant échéance sinon 1 anReconduction pluriannuelle, contrats longs
Durée de contrat5 ans tacite reconduction3-5 ans, reconduction
OS requisWindows uniquementWindows uniquement
Suite bureautiqueMicrosoft Office requisMicrosoft Office requis
Migration LibreOfficeImpossibleImpossible
Club d'utilisateursClub MairistemClub Magel (code source en otage, cf. CRC Vosges)
Entrenchment institutionnel43 salons, 80 webinaires, 12 partenariats associations mairesSyndicats informatiques, CDGs, RLPI, user groups
« Pour les communes comme la nôtre, les coûts ont été multipliés par 5. L'hégémonie des solutions Berger-Levrault et JVS ne laisse aucune marge de manoeuvre aux élus. »
— Témoignage publié sur 24joursdeweb.fr

Comment le lock-in fonctionne en pratique

Voici le parcours d'une commune type qui veut changer de fournisseur :

ÉtapeObstacle JVSObstacle BL
1. Décision de partirContrat 5 ans à tacite reconduction. Si préavis LRAR 3 mois raté → 1 an de plus.Contrats pluriannuels. Clubs d'utilisateurs (Magel) exercent pression sociale.
2. Export des donnéesAucune clause d'export. Formats propriétaires. La commune doit tout ressaisir.Export théorique mais formats propriétaires. Migration documentée comme « extrêmement coûteuse ».
3. Migration techniqueWindows + Office requis. Le nouveau fournisseur doit être compatible.Idem. Aucun standard ouvert. Les données sont enfermées dans des schémas SQL propriétaires.
4. Formation agentsAgents formés sur JVS depuis des années. Résistance au changement massive.Même problème. Agents habitués à Magnus depuis 15-20 ans.
5. Coût total50 000 à 200 000 € pour une commune moyenne100 000 à 500 000 € pour une grande collectivité

Le résultat : les communes restent captives non pas par choix, mais par incapacité économique et technique de partir. C'est la définition même de l'abus de dépendance économique (art. L420-2 al. 2 du Code de commerce).

CGV toxiques comparées

ClauseJVSBLProblème
Maintenance obligatoireCouplée à la licence (art. 3.2 CGV)Indissociable du contratCouplage forcé (tying) — interdit par le droit de la concurrence
IndexationSyntec +6,5%/anSyntec +6,5%/anHausse automatique, même mécanisme
ReconductionTacite, 5 ansTacite, 3-5 ansPréavis LRAR piège
PortabilitéAbsenteThéorique, impraticableViolation RGPD art. 20 (droit à la portabilité)
SLA / pénalitésAucun SLASLA sans pénalitéAucune conséquence en cas de défaillance
Propriété des donnéesFloueFloueLa commune n'a pas la certitude de posséder ses propres données
Le lock-in est identique — les deux emprisonnent les communes

Que la commune soit chez JVS ou chez BL, le schéma est le même : données propriétaires, contrats longs, pas de portabilité, Windows obligatoire, coûts de sortie prohibitifs. Changer de JVS à BL ou inversement est si coûteux et complexe que les communes restent captives. Ce n'est pas de la concurrence — c'est un duopole de captivité. Un danger direct pour les citoyens.

Partie 11
Glassdoor comparé — Ce que disent les employés

JVS — 14 avis

• « Management inexistant »

• « Heures supplémentaires non payées »

• « Salaires en dessous du marché »

• « L'objectif est d'extraire le maximum de profit »

• « Turn-over élevé »

Très peu d'avis (14 en 40 ans d'existence) — signe d'opacité

VS

BL — 183 avis

• « Salaires en dessous du marché »

• « Pression sur les statistiques de résolution »

• « Turn-over élevé au SAV Magnus »

• « Infantilisation du management »

Points positifs cités :

• « Congés imbattables »

• « 100% télétravail possible »

Citations notables Glassdoor — JVS

« Le management est inexistant. Les décisions sont prises au sommet sans aucune consultation. On nous demande de livrer vite, pas de livrer bien. » — Employé anonyme, 2023
« Les heures supplémentaires ne sont pas payées. On est supposés être passionnés. En réalité, l'objectif est d'extraire le maximum de profit avec le minimum de ressources. » — Développeur, 2022

Citations notables Glassdoor — BL

« Le SAV Magnus est en sous-effectif chronique. Le turn-over est énorme. Les clients sont mécontents et les agents aussi. On nous met la pression sur les statistiques de résolution plutôt que sur la qualité. » — Support technique, 2024
« Les salaires sont en dessous du marché de 15-20%. On nous dit que les congés compensent. C'est un management infantilisant. » — Consultant, 2023
« La seule chose qui sauve Berger-Levrault c'est le 100% télétravail et les congés. Le reste — salaire, management, perspectives — c'est médiocre. » — Ingénieur, 2024

Comparaison chiffrée Glassdoor

IndicateurJVS (14 avis)BL (183 avis)
Note globale~2.5/5~3.0/5
Salaires perçusBasBas
ManagementInexistantInfantilisant
Turn-overÉlevéÉlevé (surtout SAV Magnus)
TélétravailPartiel100% possible
Nombre d'avis14 (opacité)183
Ce que les employés révèlent — un danger pour la sécurité des données

Les deux groupes partagent le même modèle social : salaires bas, pression élevée, turn-over important. Quand les développeurs qui codent les logiciels gérant les données sensibles des communes sont sous-payés et surchargés, la qualité et la sécurité en souffrent.

Le turn-over élevé signifie aussi que les développeurs qui partent emportent avec eux des connaissances sur les systèmes sensibles — sans aucun audit de sécurité au départ (aucun des deux groupes ne mentionne de processus de offboarding sécurisé).

Les 51 sites non conformes sont le résultat logique de cette politique. Quand on paie mal les gens qui protègent les données des citoyens, les données des citoyens ne sont pas protégées.

Partie 12
Écosystème financier JVS — Panama Papers & fonds offshore

La chaîne de propriété de JVS Group aboutit à des entités documentées dans les fuites offshore mondiales. 4 sur 9 apparaissent dans les bases de données ICIJ :

EntitéRôleICIJDétail
BNP ParibasPropriétaire ultime de CAPZAPanama Papers + Paradise PapersPlaidé coupable en 2014 : 8,97 milliards de dollars d'amende (violation embargo, plus grande amende pénale de l'histoire bancaire US)
AXA IMCo-investisseur historique via CAPZABases ICIJAmende AMF : 2,5 M€
Apax PartnersInvestisseur LBO historiqueICIJ (Guernesey, Jersey, Caïmans)Structures offshore documentées
Natixis / NaxicapInvestisseur LBO 2Bases ICIJAmende AMF : 75 M€ (scandale H2O)
CAPZA (ex-Capzanine)Fonds PE actuelFiliale de BNP Paribas
BpifranceCo-investisseur depuis 2016Banque publique d'investissement
Parquest CapitalInvestisseur LBO 3 (2020)
Trocadéro CapitalInvestisseur historique
Crédit Agricole PEFInvestisseur historique

Véhicules personnels des dirigeants JVS

VéhiculeSIRENCapitalGérantCréationNote
BASTRA FI938 869 83119 210 000 €Nebojsa Jankovic20/12/2024Créé 2 mois après le LBO 4. Durée : 99 ans. 0 salarié. Adresse = domicile (Vertus, Champagne).
DRACKARYS950 920 72816 022 677 €Jessica Vauthier22/03/2023« Gestion de fonds » (NAF 66.30Z). 0 salarié. Adresse = résidence Vauthier (Châlons).
J2C-INVEST4 700 000 €Jacky VauthierDétient parts dans ATOLL-JACK, KYJAC, STEM
35 M€ dans des coquilles vides — L'argent des communes

BASTRA FI (19,2 M€) + DRACKARYS (16 M€) = 35 millions d'euros dans deux sociétés civiles sans salarié, domiciliées aux adresses personnelles des dirigeants. BASTRA FI créée 2 mois après le LBO 4. DRACKARYS gérée par la DG déléguée + CFO du groupe. Ce sont les plus-values extraites des abonnements des communes. L'argent de vos impôts locaux finit dans le patrimoine personnel de deux familles.

Partie 13
Groupe Accueil — Le holding familial opaque derrière BL

Berger-Levrault n'est pas un groupe autonome. C'est une filiale du Groupe Accueil, un holding familial diversifié dont la structure est volontairement opaque.

CaractéristiqueDétail
Ancienneté~100 ans de contrôle familial
Chiffre d'affaires consolidé~500 M€ (estimation, non publié)
Branches familialesDeux branches fondatrices (répartition estimée 60/40)
Secteurs d'activitéLogiciels (BL), immobilier, agrumiculture, matériaux de construction, agroalimentaire
Réorganisation 2017Restructuration du capital avec 200 M€ de dette arrangée par Tikehau Capital
TransparenceTrès peu d'informations publiques
Bénéficiaires effectifsRestreints depuis juillet 2024
Un holding opaque contrôle les données de 40 000 clients publics

Le Groupe Accueil est un conglomérat familial qui détient aussi bien des vergers d'agrumes que le n°1 des logiciels communaux français. Les données d'état civil, les listes électorales et les cadastres de dizaines de milliers de communes sont détenus par un holding familial qui :

• Ne publie pas de comptes consolidés

• A restreint l'accès à ses bénéficiaires effectifs

• Est structuré sur 5 couches de holdings domiciliées à la même adresse

• A pris 200 M€ de dette en 2017 (Tikehau Capital)

Les citoyens français ne peuvent pas savoir qui, en dernier ressort, contrôle leurs données les plus sensibles.

La dette de 200 M€ (2017)

En 2017, le Groupe Accueil a réorganisé son capital avec un endettement de 200 millions d'euros arrangé par Tikehau Capital (fonds d'investissement alternatif coté sur Euronext, 44 Mds€ AUM). Cette opération a permis de racheter les parts d'une des branches familiales et de restructurer la dette BL.

Conséquence : les 129,8 M€ de dette au bilan de BL SAS sont le résidu de cette opération. Les communes qui paient leurs abonnements annuels remboursent la dette d'une restructuration patrimoniale familiale. Le flux est le suivant :

ÉtapeDétail
1Les communes paient leurs abonnements logiciels à BL SAS
2BL SAS génère 28,2 M€ d'EBITDA
3L'EBITDA rembourse les 129,8 M€ de dette
4La dette a financé la restructuration patrimoniale du Groupe Accueil
5Le Groupe Accueil est contrôlé par COGEDIC (70,65 M€ de capital, bénéficiaires restreints)

L'argent des communes finance l'optimisation patrimoniale d'un holding familial opaque. Le même schéma que chez JVS — mais à une échelle 3 fois plus grande.

Partie 14
Vatry Europort — 422 M€ d'argent public

422 millions d'euros en euros constants (1992-2023)

PosteMontantSource
Construction & infrastructures240 M€CRC Grand Est 2025
Aides publiques (invest. + fonct.)182 M€CRC Grand Est 2025
Subventions SEVE 1999-2005> 21 M€CRC 2007 (n°8227)
Subventions 2016-2023 (3 aéroports GE)129,2 M€CRC Grand Est 2025
Indemnité Lefay (contestée Anticor51)170 586 €France Bleu / Parquet Châlons

Chronologie 1992-2025

1992
Albert Vecten (président CG Marne) lance le projet. Vote unanime.
2000
Ouverture. Création de la SEVE (SEM). Actionnaires : Aéroports de Montréal, SNC-Lavalin, Keolis, Sogaris, CCI.
2003
René-Paul Savary (UMP) succède à Vecten. Hérite du fiasco.
2004
DHL choisit Leipzig au lieu de Vatry. Le tournant décisif — tout le business plan s'effondre.
2007
Rapport CRC : la SEVE « restait dépendante des subventions départementales ». Seuil de rentabilité : 65 000 t/an. Réalité : 37 670 t.
2009
La CRC dénonce un aéroport « construit sans véritable étude de marché ». 3 000 passagers/an.
2013
SNC-Lavalin dénonce la DSP 6 ans avant son terme.
2016
Liquidation judiciaire de la SEVE (TC Châlons, 7 juillet 2016).
2019
Indemnité de 170 586 € versée à l'ex-directeur. Enquête Anticor51.
Mars 2025
Ryanair quitte Vatry (85% du trafic passagers disparaît). Rapport CRC : 422 M€.
2025
CRC recommande d'envisager la cessation d'activité commerciale après 2030.
Le rôle de Jacky Vauthier — Fondateur de JVS, VP de la SEVE

Vauthier était simultanément fondateur de JVS, fournisseur de logiciels au Conseil Général de la Marne, ET Vice-Président de la SEVE financée par ce même Conseil Général. Conflit d'intérêts structurel. Le même homme qui a fondé le groupe gérant les données de 20 000+ communes était impliqué dans un fiasco de 422 M€ d'argent public. Zéro condamnation. Zéro sanction.

Sources : CRC Grand Est, rapport du 27 mars 2025 (réf. GER202521_2_3) ; CRC Champagne-Ardenne, rapport du 14 février 2007 (n°8227) ; CESER Grand Est 2019.

Partie 15
Sanctions encourues — Ce que risquent les deux groupes
TexteArticleInfractionSanctionJVSBL
Code conso.L121-1Pratiques commerciales trompeuses (« Cloud Souverain », « 100% Anonyme »)2 ans + 300 000 € ou 10% CAOuiOui
LCENart. 6-IIIMentions légales absentes ou incomplètes1 an + 75 000 €OuiOui
RGPDart. 83DPO absent, consentement absent, information insuffisante20 M€ ou 4% CA mondialOuiOui
Directive ePrivacyCookies/trackers sans consentementVariableOuiOui
Décret 2019-768Accessibilité RGAA non respectée20 000 €/an/siteOuiOui
Loi Sapin IICorruption d'agents publics, trafic d'influence10 ans + 1 M€À vérifierÀ vérifier
Code commerceL420-1Entente tacite (parallélisme des prix, Oaklins, CDGs)10% CA mondialOuiOui
Code commerceL420-2 al. 2Abus de dépendance économique (lock-in, pas de portabilité)10% CA mondialOuiOui
Spécifique au duopole : article L420-1 Code de commerce

L'article L420-1 interdit les ententes expresses ou tacites qui ont pour objet ou effet de restreindre la concurrence. Le parallélisme structurel entre JVS et BL — même indice de prix, même lock-in, même cabinet M&A, même lobby, même CDGs — constitue un faisceau d'indices suffisant pour justifier une enquête sectorielle de l'Autorité de la Concurrence.

Sanction potentielle pour entente : jusqu'à 10% du chiffre d'affaires mondial consolidé. Pour BL : jusqu'à 14,8 M€. Pour JVS : jusqu'à 4,2 M€.

Cumul des sanctions potentielles

GroupeRGPD (4% CA)Entente (10% CA)Pratiques trompeusesRGAA (20K€/site/an)Total potentiel
JVS Group1,7 M€4,2 M€300 K€ à 4,2 M€~5,2 M€/an (26 sites × 20K€)11-15 M€
Berger-Levrault5,9 M€14,8 M€300 K€ à 14,8 M€~5 M€/an (25 sites × 20K€)26-40 M€
TOTAL DUOPOLE7,6 M€19 M€10,2 M€/an37-55 M€
Précédents CNIL pertinents

CRITEO (2023) : 40 M€ d'amende pour cookies sans consentement — exactement ce que font les sites JVS et BL

Microsoft France (2022) : 60 M€ pour dépôt de cookies publicitaires sans consentement

Google (2022) : 150 M€ pour défaut de consentement cookies

Si la CNIL appliquait les mêmes critères aux 51 sites du duopole JVS-BL, les sanctions seraient substantielles. Le précédent existe — il suffit de l'appliquer.

Partie 16
Recommandations aux autorités

Autorité de la Concurrence

• Ouvrir une enquête sectorielle sur le marché des logiciels pour collectivités territoriales

• Examiner le parallélisme des prix (même indexation Syntec, même lobby Numeum)

• Vérifier si le rôle d'Oaklins (conseil M&A des deux groupes) crée un canal d'information privilégié

• Auditer les CDG qui distribuent exclusivement JVS et BL (CDG22 et autres)

• Examiner l'abus de dépendance économique (art. L420-2 al. 2) pour les deux groupes

CNIL

51 sites audités, 0 pleinement conforme — l'échantillon est suffisant pour justifier un contrôle sectoriel

• Contrôler la conformité RGPD des ~200 sites JVS/Citopia ET des sites BL/Magnus/WeMagnus

• Vérifier la présence effective de DPO pour toutes les collectivités clientes

• Contrôler les trackers sans consentement (Facebook Pixel, Google Ads, LinkedIn, Microsoft Clarity)

ANSSI

• Vérifier la certification SecNumCloud pour les deux groupes — aucun des deux ne l'a

• Auditer la sécurité des plateformes Magnus (BL) et WeeCity (JVS) — certificats invalides, HTTP en clair

• Vérifier les allégations « Cloud Souverain » des deux groupes

DGCCRF

• Allégation « Cloud Souverain » sans certification SecNumCloud = pratique commerciale trompeuse potentielle

• PanneauPocket « 100% Anonyme, 0% Publicité » avec Google Ads + Microsoft Clarity = contradiction documentée

• Contrôler les clauses contractuelles des deux groupes (tacite reconduction, indexation, absence de portabilité)

Direction Générale du Trésor / Bpifrance

Bpifrance est co-investisseur dans JVS depuis 2016. L'argent public cautionne un groupe non conforme

• Le marché des logiciels pour collectivités est un enjeu de souveraineté numérique

• Exiger des conditions de conformité RGPD et sécurité pour tout investissement public dans ce secteur

AMF / RSF / Mediapart

• Ce dossier est public et vérifiable — chaque source est citée

• L'enquête journalistique n'a jamais été faite — en 40 ans de JVS et 345 ans de BL, aucun article d'investigation n'a été publié sur ce duopole

• Les citoyens méritent de savoir qui détient leurs données les plus sensibles

Parlement / Défenseur des droits

• L'absence de concurrence sur le marché des logiciels communaux est un enjeu de souveraineté numérique qui mérite une question écrite au Gouvernement

• Le Défenseur des droits pourrait être saisi sur la question de l'accessibilité (RGAA : 8% JVS, 16% BL = exclusion des citoyens handicapés)

• Commission des lois de l'Assemblée Nationale : proposition d'audition des deux groupes sur la conformité RGPD de leurs produits livrés aux collectivités

Rapport d'information parlementaire sur le marché des logiciels pour collectivités — aucun n'a jamais été produit

Résumé des actions demandées

AutoritéActionUrgence
Autorité de la ConcurrenceEnquête sectorielle marché logiciels collectivitésCritique
CNILContrôle sectoriel (51 sites non conformes)Critique
ANSSIVérification SecNumCloud, audit Magnus/WeeCityHaute
DGCCRFContrôle allégations Cloud Souverain + 100% AnonymeHaute
DG TrésorExiger conformité pour investissements BpifranceHaute
Défenseur des droitsSaisine accessibilité RGAAMoyenne
ParlementQuestion écrite + rapport d'informationMoyenne
PressePremière enquête d'investigation en 40 ansHaute

CE DUOPOLE EST UN DANGER PUBLIC
POUR LES CITOYENS FRANÇAIS

Les données les plus sensibles de la République — état civil, listes électorales, cadastre, services sociaux, informations sur les enfants — sont entre les mains de deux groupes privés qui :

• Contrôlent 85-95% du marché sans aucune surveillance de l'Autorité de la Concurrence
• Livrent des sites avec 0% de conformité DPO (JVS) et 24% de DPO (BL) — 51 sites, 0 conforme
• Utilisent le même indice de prix fixé par un lobby dont l'ex-PDG de BL était co-président
• Sont conseillés par le même cabinet M&A (Oaklins)
• Imposent le même vendor lock-in (Windows, formats propriétaires, pas de portabilité)
• Sont structurés derrière des holdings opaques (5 couches BL + BASTRA FI 19 M€ / DRACKARYS 16 M€ JVS)
• Le n°2 (JVS) est détenu par des fonds documentés dans les Panama Papers (4/9 entités ICIJ)
• Le n°1 (BL) est derrière un holding familial dont les bénéficiaires sont restreints
• Le n°1 porte 130 M€ de dette, le n°2 35 M€ — remboursées par les communes
• Le n°1 a changé de PDG 3 fois en 4 ans
• Le fondateur du n°2 était impliqué dans le fiasco de Vatry Europort (422 M€ d'argent public)

Aucune commune ne peut réellement choisir. Aucune commune ne peut partir. Aucun citoyen ne sait qui détient ses données. Les prix montent automatiquement. L'argent public s'évapore dans des structures opaques. Les employés sont sous-payés. Les sites sont non conformes. Les certifications n'existent pas. Et personne ne regarde.

Ce dossier est un acte citoyen de protection des communes et de leurs administrés.

Il ne s'agit pas d'attaquer — il s'agit de protéger.

Regardez. Vérifiez. Agissez.

Méthodologie de ce rapport

Ce signalement repose exclusivement sur des sources publiques, accessibles à tout citoyen :

Type de sourceDétail
Registres légauxPappers, Societe.com, Annuaire-Entreprises.gouv.fr, Infogreffe — SIREN, dirigeants, comptes annuels, bénéficiaires effectifs
Cour des ComptesCRC Grand Est (Vatry, Vosges), CRC Nouvelle-Aquitaine (Virsac) — rapports publics disponibles sur ccomptes.fr
Audit technique51 sites web (26 JVS + 25 BL) audités via navigateur web, outils développeur, whois, SSL Labs, Security Headers. Aucun outil intrusif utilisé.
Bases ICIJoffshoreleaks.icij.org — recherche publique des Panama Papers, Paradise Papers, Pandora Papers
GlassdoorAvis employés publics et anonymes
Presse et rapports sectoriels24joursdeweb.fr, France Bleu, La Gazette des Communes, CESER Grand Est, Anticor51
Sites des groupesberger-levrault.com, groupe-jvs.fr, jvs-mairistem.fr, citopia.fr, panneaupocket.com

Aucune donnée personnelle n'a été collectée de manière intrusiv. Aucun système n'a été pénétré. Tous les audits ont été réalisés depuis l'extérieur, comme n'importe quel citoyen visitant un site web.

Ce rapport a été rédigé de bonne foi, dans l'intérêt général, au titre de la protection des lanceurs d'alerte (loi n°2022-401, articles 6 à 12). Il ne vise pas à nuire à des personnes physiques ou morales, mais à protéger les citoyens français dont les données les plus sensibles sont gérées par ces deux groupes.